1. Vérification documentaire
Demandez TOUS les documents originaux : titre foncier, plan cadastral, quittances d'impôts fonciers. Ne vous contentez jamais de photocopies.
Vérifiez la cohérence entre le nom sur le titre et l'identité du vendeur (CNI/passeport). Tout écart est un signal d'alarme.
Demandez un état de droits réels à la Conservation Foncière — c'est le seul moyen de savoir si le terrain est gagé, hypothéqué ou fait l'objet d'un litige.
2. Vérification physique
Visitez le terrain en personne. Vérifiez que les bornes correspondent au plan cadastral.
Parlez aux voisins — ils connaissent souvent l'historique du terrain et les éventuels conflits.
Vérifiez l'accès à l'eau, l'électricité et la voirie. Un terrain enclavé perd 30-50% de sa valeur.
Prenez des photos géolocalisées comme preuve de votre visite.
3. Vérification légale
Consultez la Direction de l'Urbanisme pour vérifier le zonage (résidentiel, commercial, agricole, zone non constructible).
Vérifiez qu'il n'y a pas de projet d'utilité publique (route, école) prévu sur ou près du terrain.
Si c'est un terrain coutumier, vérifiez que la purge des droits coutumiers a été effectuée.
En cas de doute, faites appel à un géomètre expert assermenté pour un bornage contradictoire.
4. Checklist rapide
✅ Titre foncier ou ACD vérifié à la Conservation Foncière
✅ Plan cadastral correspondant aux bornes physiques
✅ Identité du vendeur = nom sur le titre
✅ Pas de gage ni d'hypothèque
✅ Pas de litige en cours
✅ Zonage compatible avec votre projet
✅ Accès eau/électricité/route
✅ Quittances d'impôts à jour
❌ Si un seul point est négatif → consultez un notaire avant de payer